Non mais j'te jure, des-fois j'hallucine !
C'est pourtant écrit en gros sur le pot : "MONOCOUCHE"... Mais là, c'était pas jouable...
Je venais de finir le second pan de mur... Vert Botanique, de chez pinpin.
Ayant pris deux pas de recul, je constatais avec un désarroi certain que ce serait pas si simple que le pot voulait bien le laisser croire. La transparence était incroyable, on aurait dit que j'avais juste passé une couche de cire colorée. Et encore, d'une couleur bien pisseuse...
Qu'à cela ne tienne, j'ai du rater un truc en lisant trop vite... (Oui, je suis comme ça, je n'hésite pas à me remettre en question, parfois.) Ou prendre un rouleau inadapté. Car oui, il y a des rouleaux spéciaux pour les peintures mono-couches !
Je reprends donc la lecture du mode d'emploi sur le pot."Appliquer à l'aide d'un rouleau "spécial mono-couche" en couches croisées, sans étirer... " tout ça tout ça.
_ Ben ! c'est bien ça qu'est ce que j'ai fait !!
Admettant, mais de mauvaise grâce, que j'avais effectivement pu étirer un peu la peinture (un sérieux doute subsiste, cependant, vu que j'ai déjà eu à étirer des peintures "pas mono-couche" parce que la fin du pot était proche et que j'avais peur de manquer, et que ça faisait pas ce genre de merdasse...) je me décidais à attendre le séchage, et à appliquer ensuite une seconde couche... De toutes façons, ça pouvait pas rester comme ça. Mieux valait perdre un peu de temps, et avoir un résultat correct...
Peut être que c'est une mono-couche en deux applications ! Une nouveauté technologique de l'industrie chimique.
Ou alors mono-couche seulement quand tu la retire, avant de repeindre...
J'sais pas...
Bref, après quelques heures, plus un délai supplémentaire de sieste sécurité, j'attaque, motivé, la deuxième couche : rouleau chargé bien gras, petite amplitude de roulage, croisement maximal, rechargement fréquent du rouleau... En permanence à la limite de la formation de coulures, tu vois ? Fastoche !
Une bonne grosse couche, que j'imaginais être celle que j'aurais du faire au premier tour.
"Là mon gars, ça va être nickel ! " je me suis dit en nettoyant mon matos...
T'as raison ! Purée, c'était presque aussi nul qu'après la première couche... On voyait toujours l'ancienne couleur par transparence, oh, et pas comme si ç'avait été un orange cramoisi ou un violet pétard, non ! C'était un gris beige d'une neutralité affligeante...
Là, j'avais un petit peu beaucoup méga trop les boules ! Je te passe les détails de la discussion avec Djina, et les jolis noms dont je rebaptisai le fabriquant et le distributeur...
J'étais bon pour une troisième couche...
A ce moment là, une seule chose m'a retenu d'aller balancer le second pot, non entamé, dans la vitrine du magasin : la crainte d'être obligé de le balancer trois fois pour la briser. Sinon j'te jure...